L’Assekrem : l'appel du Hoggar
03/01/2010 - Lu 1714 fois
L’Assekrem est une des destinations préférées des Sahariens dans le Hoggar. Ça n’est pas le fait du hasard.Le décor minéral de l’Assekrem au crépuscule est un des plus beaux paysages du Sahara. Charles de Foucauld l’a transformé en véritable mythe.
Le plateau de l’Assekrem
Situé au sud de l'Algérie et traversé par le Tropique du Cancer, le Hoggar est un désert montagneux aussi grand que la France. Ses frontières sont limitées au nord par le plateau de Tidikelt et la cuvette de Touât, à l'est par le tassili n'Ajjer, à l'ouest par la plaine de Tazefrout et au sud par l'Adrar des Ifoghas au Mali.

L'Ahaggar (Hoggar en Tamahaq la langue des Touaregs) se découpe en plusieurs régions naturelles, Parmi lesquelles : les massifs montagneux et cristallins de l'Atakor où culminent les plus hauts sommets d'Algérie, le massif de la Tefedest rendu célèbre par Frison-Roche et le Garet el Djenoun, l'Anhet et l'Immidir, deux petits joyaux sur la route entre Tamanrasset et In Salah et le Tassili du Hoggar et ses pitons de grès émergeant du sable. L’Assekrem se situe au cœur de l’Atakor.
Cap vers l’Assekrem, à seulement 80 km de Tamanrasset à vol d’oiseau. Si le site est facilement accessible par piste, l’Assekrem se révèle quand on y vient à pied.
Une impression d’éternité
Depuis le plateau de l’Assekrem à 2780 mètres d’altitude, la vue panoramique laisse pantois. Au Crépuscule, le beau devient sublime.

« La vue est plus belle qu'on ne peut le dire ou l'imaginer. Rien ne peut donner une idée de la forêt de pics et d'aiguilles rocheuses qu'on a à ses pieds ; c'est une merveille. On ne peut la voir sans penser à Dieu. » (Charles de Foucauld)
Dans une ultime étincelle de vie, le soleil décline et propulse ses derniers éclats rougeoyants sur les pitons ciselés. Dans ce cours instant, l’éternité semble se tenir au bout des doigts. Sans jamais pouvoir l’atteindre…

L’Assekrem du Père Foucauld
L’Assekrem est connue par ses merveilleux crépuscules mais aussi et surtout pour l'Ermitage de Charles de Foucauld qui y séjourna de juillet à décembre 1911. Né en 1858 à Strasbourg dans une famille aristocrate, Charles de Foucauld retrouve la foi au contact des musulmans. Fin octobre 1886, il rentre dans l'église Saint Augustin à Paris pour recevoir une éducation religieuse. De ses réflexions, il se sent appelé à vivre "la vie cachée de l'humble et pauvre ouvrier de Nazareth". En septembre 1901, il s'établit à Beni-Abbès où il construit une fraternité pour fonder une communauté de Petits Frères du Sacré-Coeur de Jésus selon un Règlement "monastique". Ici commence sa grande histoire avec le sud de l’Algérie. L'ermitage du père Foucauld est construit en 1910 et accueille son instigateur en juillet 1911 avec 16 mois de vivres mais il n'y resta que 5 mois.
A la croisée des routes caravanières touarègues, l’ermitage était surtout l’occasion de se rapprocher des Touaregs, de contempler Dieu dans sa création et d’achever la rédaction de son dictionnaire français-tamahaq.
Après la mort de Foucauld en 1916, l'ermitage fut abandonné et tomba en ruine. Il fut restauré en 1939 puis en 1954 et fut de nouveau occupé par les Petits Frères de Jésus en 1955. Aujourd’hui, la communauté accueille toujours les visiteurs de passage.

Informations pratiques :
> Y aller
Vol hebdomadaire Paris-Tamanrasset avec Aigle Azur ou Point-Afrique.
> Avec qui partir ?
Terres d’Aventure organise plusieurs randonnées et expéditions dans le Hoggar dans le Hoggar d’une à quatre semaines.
> Livres de voyage ?
- Le Petit Futé Algérie
- Campements touaregs : Moments de vie avec les nomades du Hoggar d'Odette Bernezat : Un magnifique ouvrage pour comprendre la société touarègue
- Saharas d'Algérie, les paradis inattendus d'Alain et Berny Sèbe : Un magnifique ouvrage photographique sur les déserts d’Algérie
> Sites internet
- http://www.charlesdefoucauld.org : Pour en savoir davantage sur Charles de Foucauld
- Récit d'une randonnée d'une semaine dans l'Atakor





























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