Guides des paysGuides pays

Choisissez un continent

Guides des pays


Guide des  régionsGuide
régions

Cliquez sur une région

Guide des régions

RechercheSearch

En ligneEn ligne

» 9 visiteur(s)
» 0 membre(s)

Flux Rss Actualités Passe-Voyages sur Twitter Actualités Passe-Voyages sur Twitter
Vous êtes ici >> Accueil/Reportages Voyage/Amérique/Dominique/Dominique : l’île aux rastas



Dominique : l’île aux rastas

04/12/2009 - Lu 1661 fois
  • Note moyenne : 3.10/5
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Note moyenne : 3.1/5 (10 notes)

Moins touristique que ses voisines Guadeloupe ou Martinique et dotée d’une végétation luxuriante, la Dominique est « l’île nature » des Caraïbes, où l’on vit agréablement des produits de la terre, bercé par le clapotis des rivières et le chant des oiseaux tropicaux. Embarquement immédiat pour une symphonie en « Rastafari » majeur.

Petit exercice de concentration : qu’évoque, en général, le mot « rasta » ?... La ganja, les dreadlocks, les interjections « peace », « cool » ou « yeah man ! »… Pourtant, le rastafarisme ne se résume pas à ces quelques caractéristiques et il suffit de s’imprégner du mode de vie dominiquais pour le comprendre. La Dominique, charmante île volcanique de 754km2 prise en sandwich entre la Guadeloupe (au nord) et la Martinique (au sud) est, contrairement à ses voisines, anglophone. On y joue au cricket, on roule à gauche, en grosses (et vieilles !) américaines et surtout, on y vit essentiellement de l’agriculture.

Au total, 70000 habitants (d’origine africaine ainsi que 3000 Indiens Caraïbes descendants des premiers habitants de l’île) peuplent un territoire recouvert d’une forêt tropicale ourlée de quelques rares plages de sable noir… La majorité de la population se concentre à Roseau, capitale du bord de mer, profitant de la manne providentielle de touristes débarquant de leur paquebot de croisière pour des visites éclair.

Or, il faut s’égarer à l’intérieur des terres, au cœur de la végétation dense, pour dénicher les petites communautés qui se réclament du rastafarisme. Sur ces routes secondaires où peu d’automobilistes s’aventurent, la panne est vite arrivée… Une roue crevée, un jour de pluie diluvienne, et hop ! Un athlète tout de dreadlocks vêtu répare l’avarie en un tournemain avant de disparaître dans la jungle d’où il est s’est extirpé quelques minutes plus tôt, tel un mirage… Reparti vers sa cabane sur pilotis, à cultiver ses épices, ses plantes médicinales ou ramasser ses fruits 100% bio : bananes, citrons, mangues, noix de coco… Généralement cultivateurs ou artisans, les rastas de Dominique se sont convertis à la suite du mouvement jamaïcain né dans les années 30. Accusés par le gouvernement (sous l’emprise britannique) de mener des trafics, les rastas dominiquais ont persisté à soutenir un argumentaire pacifique face au pouvoir « colonial » des blancs.

Le mouvement rasta, développé en Afrique avec l’empereur d’Ethiopie Hailé Sélassié considéré comme un messie et rebaptisé « Ras (prince) Tafari », est à l’origine une philosophie de vie basée sur la solidarité et le respect de l’environnement, bercée de musique reggae. « Le vœu de Nazarite », d’inspiration biblique, impose par ailleurs aux adeptes de ne pas consommer de viande ou de produit de la vigne, se retrouver en présence d’un mort, se couper ni se coiffer les cheveux (d’où les dreadlocks, mèches de cheveux emmêlés !), tout en suivant un régime alimentaire spécifique, le I-tal à base de riz, fruits, légumes, racines et graines. Si l’usage de la ganja (chanvre) ou « herbe de sagesse » dans un but contemplatif fait partie du culte rastafari, elle est loin d’être une règle systématique pour tous.

Avec une nature aussi généreuse (365 rivières, 6 forêts tropicales distinctes dont la célèbre « Rain Forest », un climat propice à l’agriculture, des sources d’eaux chaudes, de multiples variété de papillons et d’oiseaux tels que le sisserou, grand perroquet…), les rastas de Dominique reconnaissent volontiers, à l’instar de Joy, résidant à Rosalie et adepte de la doctrine : « Ici, il y a autant de raisons d’être heureux que de jours dans l’année ».



Informations pratiques

Y aller

Depuis la Martinique ou la Guadeloupe : vols quotidiens (avec la Liat) jusqu’à Roseau. Vols depuis Paris avec Air France, Air Caraïbes, Corsair... Ferries ou navires de croisière depuis les autres îles des Caraïbes.

Activités

Découvrir, en plongée, les fonds marins de la Dominique : précipices, grottes, « murs » de bulles et poissons… Centres à Scotts Heads, Portsmouth et Salisbury.

Plus d'informations : www.dominica.dm

Auteur : Céline Barrère infos sur l'auteur | contactez l'auteur | le site de l'auteur

Les Commentaires

1 commentaire - Voir | Rédiger
j'y suis allée avec BAREFOOT TRAVEL qui propose un séjour "nomade, c'était génial,
Partager cet article wikio : Partager cet article | digg : Partager cet article | del.icio.us : Partager cet article | facebook : Partager cet article | scoopeo : Partager cet article | blogmarks : Partager cet article | addicious : Partager cet article |
Partager les derniers articles Netvibes : Partager les derniers articles | iGoogle : Partager les derniers articles | My Yahoo : Partager les derniers articles | wikio : Partager les derniers articles | RSS : Partager les derniers articles |

Guide des paysComparateur de voyages